La Destinée de l'Âme - CHAPITRE IV: REVELATIONS Par Inferis

La grotte est sombre, humide et l'air y est glacial. Des galeries ont été creusées un peu partout. Un vrai labyrinthe. La vampire emprunte des chemins lugubres et effrayants. On y croise de tout: des rats, des cadavres, des couronnes de saphir et des signes étranges gravés sur les parois. La vampire à l'air de connaître l'endroit parfaitement. Elle trouve les passages secrets sans problème et va très vite dans l'étroite galerie. Ils arrivent devant une petite porte à moitié rongée. Ils sont obligés de se baisser pour franchir le passage. La salle est gigantesque, un lac souterrain a creusé la pierre. Il y a les cendres d'un ancien feu de camp dans le fond de la pièce. Il n'y a pas d'issues, aucune porte, aucune pierre sur laquelle appuyer qui pourrait ouvrir un passage. RIEN !

-Où sommes nous ? demanda le marchand.

La vampire ne répond rien, elle joint ses mains devant son thorax et se met à réciter des phrases incompréhensible et en un sifflement éclair le paysage s'efface, une forte lumière les aveugle et le décor commence à "fondre".
Il n'y a plus de pierre sous les pieds de nos mystérieux personnages mais de l'herbe, oui, de l'herbe à perte de vue, des grand arbres, des peupliers, des chênes, des fleurs et un grand lac identiques à celui de la grotte.

-C'était une illusion, nous étions déjà dehors depuis environ la moitié du chemin parcourue dans cette grotte. Tu aurais du le remarquer ... vieillard sénile !

Et sans rien dire elle continue son chemin, le marchand malgrés son âge avancé n'a pas de mal a suivre le rythme de la vampire. Ils sont à l'aise cammouflés par la noirceur de la nuit, aucun soucis de direction, ils savent où aller quand y aller et comment y aller ! La vampire s'arrete.

-Tu as sentis quelque chose ?
-Plus aucun bruit, ils nous suivent, il y a un mage avec eux c'est comme ça qu'ils ont du découvrir l"illusion et qu'ils ont pu la rompre. Maintenant ils sont à nos trace, mieux vaut accélérer le pas.

Et c'est au pas de course qu'ils commencèrent leur périple.

[...]

Après avoir marchés sur une soixantaine de km, ils arrivèrent à un village du nom de Balzenheim, un vieux village d'une petite contrée lointaine. Le village était désert. L'aube allait bientôt tomber et ils prirent une chambre dans un vieil hôtel miteux.

-Votre nom, humble seigneur ? Dit une jeune femme

Elle était assise derrière un minuscule comptoir délabré qui lui servait de bureau, des clés étaient entassées dans un verre sur le devant et un parchemin lui servait de bloc note. La jeune femme était grande, mais peu gâtée par la nature, son corps était boursouflé. Deux pneus lui servaient de jambes et un nez patatoïde défigurait son visage en forme de pastèque. Ses bras discontinus donnaient à ses mains, trop courtes par rapport à la norme, une forme tordue, zigzagueuse. Ses pieds, trop grands, que l'on voyait dépasser du dessous du "bureau" étaient déformés. Ses énormes chaussures faisaient rage dans la petite salle. Mais la jeune femme possèdaient une voix aux mille songes.
Sa voix était cristalline, merveilleuse qui envouterait n'importe quel abominable démon venu du plus profond des abysses, du plus profond des ténèbres. Une voix qui ferait virer celle des plus grands virtuoses aux voix casserolesques qui vous traumatise au plus haut point, une voix qui ferait virer celle des plus grand solistes à celle des plus grands faussets de basse-cours. Son chant illuminait son visage pourtant pas très enjolivé. Son ton faisait jalouser les moineaux. Sa voix paradisiaque offrait une sensation de bonheur. Elle avait une voix tout simplement splendide. Même les chanteurs d'opérette tombait sous son charme assez inhabituel.

Son père arriva. C'était un homme bourru, très costaud, une masse de muscle. Il s'installa sur une chaise, à coté de sa fille, qui craqua presque sous son poids de géant vert. L'homme, contrairement à sa fille, avait une voix très roque et pas très gaie. Il s'exclama:

-Excusez-la, elle n'est pas encore habituée. Puis-je faire quelque chose pour vous ? Ah oui, une chambre je suppose ? Pour deux ou séparées ? Vous êtes venus avec votre père ?

Le marchand tourna le dos violemment au grand homme. La vampire demanda deux chambres séparées dont une pour Eransa et s'en alla sans payer la note.
La vampire partit dans sa chambre. Elle était assez petite et pas très confortable mais c'était suffisant pour son séjour. Le lit en un grincement atroce s'écroula presque. Il était bancal et humide. .Uun liquide soupçonneux s'échappait du tiroir entrouvert. Elle n'osa même pas regarder dedans ...

18h30 arriva et la vampire se réveilla en un étirement plus que stupéfiant, et bondit à la fenêtre pour sa chasse quotidienne. Quelques victimes furent capturées et elle dévora langoureusement le cou de ses proies innocentes. Maman et Papa ne vous ont jamais prévenus de na pas trainer la nuit ? 20h approchait et un doute traversa son système neuronal. Elle s'élança alors dans une rage folle et courut à toute allure sur les tuiles humidifiées des maisonnettes grisâtres. Une ombre se glissa dans une ruelle sombre. Une étrange silhouette était là, trépignant d'impatience. Une silhouette inhabituelle. Une que l'on oublie pas.

Que se passe-t-il donc ?
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# Posté le jeudi 19 juin 2008 06:12

Modifié le vendredi 20 juin 2008 16:44

La Destinée de l'Âme - CHAPITRE V: PROBLEME AU VILLAGE... Par Zangetsu

Eransa, en attente sur ce toit, observe cette silouette. Elle est appeurée. L'ombre ne sait pas qu'à quelques mètres plus haut, une Vampire l'observe. Celui-ci fait ses petites affaires. Il discute avec un homme massif. Eransa reconnait le patron de l'auberge. Que peuvent ils bien se dire ? Eransa essaie d'écouter leur conversation.

Elle ne comprend rien, ils utilisent une langue qu'elle ne maitrise pas... La langue des Morts. Dialècte utilisé entre différentes créatures semant la mort, interdite aux Vampires. Seuls les démons, les gobelins, les ogres, les corbeaux noires de l'Ile du Squelette et les magiciens noirs utilisent ce langage.
Que fait cet homme de l'auberge avec une personne qui a l'air malintentionné, et en utilisant ce langage ? Ils se mettent à utiliser une langue normal. Elle arrive à comprendre. Mais seul le gérant de cet auberge dit quelque chose.

-Nous allons la tuer, cette sale Vampire. Elle a osé souiller mon auberge, je répandrai son sang en guise de remboursement. Merci pour cette fiole d'eau bénite, vieux serpent !

La peur d'Eransa disparait. Celle-ci est maintenant enragée. Son regard a changé. L'Ombre mystérieuse s'en va. Très vite, on ne la voit plus. L'homme massif est toujours là, sourire aux lèvres. La Vampire décide de retourner à l'auberge, afin de prévenir le marchand de ce problème. Elle saute de toit en toit et arrive sur celui de l'auberge. Elle passe par la fenètre.

-Qui va la ? Hurla un homme en pygama blanc avec de fines rayures bleues et des c½urs roses sur les bandes blanches.

-Vieux fou ! Comment osez vous portez des horreurs pareilles ? Vous devriez avoir honte. On a pas le temps de discuter, habillez vous de suite.

-Qu'est ce qu'il ne va pas ?

-Mettons nous en route de suite, quittons ce village minable avant que je ne tue quelqu'un, hurla la Vampire.

La porte de la chambre s'ouvre violamment. Le marchand est surpris. La vampire montre ses crocs. Ses yeux rouges expriment une haine féroce envers celui venant d'ouvrir cette porte. Le gérant est là. Fiole d'eau bénite dans une main, et épée émoussée dans l'autre.

-Vous croyez pouvoir me tuer avec ça, être inférieur, dit Eransa à cet imbécile de gérant, celui vous ayant donnez cette fiole vous a roulé. L'Eau Bénite n'a jamais tué les Vampire. Ce sont des histoires pour gosses. Et votre lame ne couperai même pas du beurre ayant passé trop de temps au soleil. Par contre, la mienne a déjà tranché un sanglier en un seul coup. Je
vais vous le prouver.

N'ayant pas le temps de bouger, l'aubergiste massif est à la merci de cette impitoyable Vampire. En quelques secondes, l'Homme se retrouve sans bras. Enfin, elle coupe sa tête. L'Homme, tenant debout sans tête ni bras s'écroule sur le sol dans un violent fracassement.

-Est-ce vrai ce que tu as dit sur l'Eau Bénite ? Je pensais que cela pouvait tuer les Vampires ? questionne le marchand.

-Non ce n'est pas vrai, mais cet Homme, étant un imbécile, m'a cru. Dès ce moment là, il était déjà mort. Habillez vous vite, que l'on puisse quitter ces lieux le plus vite possible.
En quelques secondes, les deux quittent cette auberge et arrivent aux portes du village. Elles sont ouvertes. La lune éclaire le chemin.
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# Posté le jeudi 19 juin 2008 06:13

Modifié le vendredi 20 juin 2008 16:44

La Destinée de l'Âme - CHAPITRE VI: LA MÊME ESPECE Par Inferis

Ils marchent nonchalament sur l'etroit sentier qui ne mene apparamment nulle part. Il fait très froid. L'herbe sèche est gelée et le chemin est sombre et glissant, il pleut. Cela fait des heures qu'ils croisent et recroisent les memes arbres et les memes panneaux. Reconnaissant chaque brin d'herbe, chaque branche biscornue, chaque cailloux et galet, chaque trou... Brisant le silence etouffant le marchand questionna:

-As tu des nouvelles d'Alemar ?
-Ce vieux fou est mort dans l'attaque contre Sérafiroth. Je n'ai plus jamais eu de nouvelles de lui.

Tout à coup, un bruit se fait entendre, le buisson bouge et une main humaine en sort. Une petite main pâle tremblotante qui appelle à l'aide. La vampire s'apprete à la couper quand le marchand intervient.

-Arrete ! dit il froidement. C'est une enfant.
-Ce n'est qu'un supplement proteique pour mon repas, dit elle d'un ton lugubre.

Le marchand attrappe la main et tire l'enfant hors du buisson, elle est recouverte d'une chemise blanche qui lui arrive au pied, elle est sale et fievreuse. Il la met sur son epaule et continue son chemin. La vampire le suit sans rien dire. L'enfant se met a parler d'une voix febrile:

-Ce n'est pas le bon chemin ... vous n'arriverez pas à sortir de ce bois .... je vous observais, quand je me suis faites attaquer, vous faites le meme chemin depuis des heures ....prenez à droite je vous guiderais...

Sa voix s'entrecoupe pour reprendre son souffle.

Les deux adultes obeissent et prennent à droite, la vampire coupe fougères et ronces pour se frayer un chemin. Apres trente minutes de marche et de tournants, l'enfant montre une petite cabane miteuse et tres étroite, les planches humides commencent à tomber en morceau et à s'effriter. A l'interieur de gros trou laisse passer la pluie, des seaux sont placés à chaque recoin de la cabane, un vieux matelas déglingué se trouve pres de la cheminé, un feu crepite à l'interieur et une bonne odeur s'en emane, un poulet à la broche tourne doucement.
Le marchand pose delicatement la fillette sur le matelas. Et part s'asseoir sur un vieux fauteuil à l'extremité de la piece.

- Je dois me nourrir. s'exclame la vampire d'un ton sec.
- Le poulet cuit, attends un peu. dit le marchand avachi sur son fauteuil.
- Crois tu, imbecile, que je me nourris de cette viande infâme ? repond elle d'un ton meprisant. Je suis une Vampire, je te rapelle, idiot !
- Ne me parle pas sur ce ton. Je vais couper du bois pour le feu, le marchand sort furieux de la cabane et jette presque la hache qui part se planter deux mètres plus loin dans un grand peuplier.

Il taille le bois si fort qu'a chaque coup qui retentit le sommet de la hache se fissure un peu plus.
Plus loin on peut entendre la vampire qui sort chasser.
Dans la cabane l'enfant se reveille doucement et sort en douce par un petit trou qui fait office de fenetre, elle s'enfuit dans les bois. Elle arrive devant un enorme chêne et s'accroupit. De ses petites mains elle creuse le sol et deterre des armes, une dague et une épée qui fait trois fois la taille de l'enfant. L'enfant repart tranquillement vers la cabane. La vampire est rentrée, et le marchand dévore son repas. L'enfant rentre dans un brouhaha et s'asseoit.

-Tu vas mieux dis moi ?

L'enfant ne répond rien et se contente de regarder le marchand. La vampire est suspicieuse. Les yeux de l'enfant deviennent rouge sang, elle se jette sur le marchand et sort une belle paire de canines pointus, l'enfant est une vampire. ses cheveux aux belles boucles blondes ternissent et deviennent noire charbon. sa peau dèjà pâle devient blanche crème, ses ongles bien coupés poussent pour devenir des griffes acérés.
La vampire reste de marbre, elle ne bouge pas et observe tranquillement le combat. Le marchand n'a pas de mal à repousser la jeune vampire. Il recite une incantation et ....
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# Posté le jeudi 19 juin 2008 06:14

Modifié le vendredi 20 juin 2008 16:44

La Destinée de l'Âme - CHAPITRE VII: LA FUREUR DE LA JEUNE VAMPIRE Par Zangetsu

Un tremblement de terre soudain vint stopper ce combat entre la jeune vampire et le vieux marchand. Eransa prend la jeune et le marchand prend les affaires et partent se mettre à l'abri. Les secousses continuent. Un tremblement de terre ne durent jamais aussi longtemps, plus d'une minute maintenant et il continue. Cachés derrière un rocher géant, ils entendent les arbres des bois tombés. Ce n'est pas un séisme, mais une forteresse mouvante : La forteresse mouvante de Akbara.

Akbara est un seigneur puissant, maitrisant l'élément de glace et possédant l'un des sabres les plus beaux jamais forgé en ce monde. Guerrier magicien complet, il a gagné bons nombres de guerres. Seulement, Eransa est son ennemi, son rival. La seule fois qu'ils se sont affrontés, le combat n'a jamais terminé, il durait tellement longtemps, chacun se rendant le coup que lui mettait son adversaire. Ce combat épique dura deux mois, et se déroula dans une grotte dans les Montagnes Blanches, à l'est du royaume d'Akbara. Eransa décide de sauter sur la forteresse en mouvement. La jeune vampire, obligé de suivre, sert sa dague avec force. Elle sent le danger. Le marchand a aussi suivi les deux filles. S'accrochant comme ils peuvent à cette géante forteresse avançant assez rapidement, Eransa commence à sauter pour atteindre la petite fenêtre pour entre dans cette forteresse. Le marchand a beaucoup plus de mal. La Vampire atteint la fenêtre et l'éclate avec son poing. Elle pénètre, avec sa jeune protégée, dans cette forteresse. Le marchand arrive à son tour.

-Tu es lent ! S'exclame Eransa.

-Ouf... !! Je ne suis plus tout jeune, Vampire dégénérée !!

Au son de ses paroles, la jeune Vampire saute sur le marchand, dague à la main, avec un regard tueur. Elle est prête à l'exécuter. Mais sa dague, pourtant si tranchante, ne tranche pas la gorge du marchand.

-Intéressante cette petite. Elle me fait penser à quelqu'un, dit-il en regardant Eransa.

-Je ne te permet pas, vieux fou !

La jeune vampire, interloquée, teste sa lame sur sa main. Mais le marchand la stoppe net.

-Ne fais pas ça, tu vas te faire mal. Ta lame est très tranchante, tu risques de te couper les doigts.

-Pourquoi? Pourquoi ça ne t'as rien fait? Ce n'est pas normal !! Tu n'es pas normal !! Tu n'es pas un marchand normal !! Tu es fou !! Hurle la jeune vampire, en sanglotant, désemparée.

-Comment t'appelles tu, ma jeune amie? Questionne le marchand.

-Je suis Shavia... snif...

-Viens avec nous, on va te montrer comment tu peux te battre correctement. Tu vas devenir une tueuse, dit Eransa à sa jeune protégée.

Un coup d'½il à droite, un coup d'½il à gauche... Le couloir est désert. Personne n'a entendu leur pénétration dans la forteresse. Eransa
part à gauche. Elle se met à courir. Shavia la suit sans problème, elle court très vite pour son âge. La marchand a beaucoup plus de mal. Eransa sort son arme de son fourreau. Des soldats habillés en noirs sont là.

-Ce ne sont pas les soldats d\'Akbara !!! Pourtant, nous sommes dans sa forteresse !! s'étonne Eransa.

-Nous y sommes bien... Mais qui sont ces soldats?

Eransa, tue les trois soldats sans difficultés. La jeune vampire commence à fouiller les corps des soldats. Le marchand lui saute dessus.

-NE LES TOUCHE PAS !!!!! Tu vas mourir sinon !!! Ce sont les soldats des ombres. S'ils te touchent avec leurs matières noires, tu seras absorbée dans le monde des ténèbres dans lequel tu erreras durant un millier
d'années, pendant lesquelles tu souffriras.

Shavia est terrorisée par l'explication du marchand. Eransa vient la voir et lui pose sa main sur la tête. Elle lui fait comprendre qu'il ne lui arrivera
rien tant qu'elle sera avec eux. La jeune vampire s'essuie ses yeux mouillés. Le groupe continue d'avancer en direction du c½ur de la forteresse, là où vit Akbara. Heureusement qu'Eransa connait le chemin. Ils continuent d'avancer... Et personne, pas un soldat pour les arrêter. Ils sont complètement surpris d'avancer sans rencontrer personne. Ils arrivent dans ce c½ur de la forteresse. Akbara se tient dans son siège. C'est un vieux bonhomme, cheveux longs grisonnants. Il a une longue barbe grise. Ses yeux sont fermés. Son long manteau bleu nuit tombe jusqu'à ses bottes noires. Il doit être endormi. Eransa s'avance rangeant sa lame dans son fourreau. Elle arrive face à lui. Les yeux du vieillard commence à s'ouvrir. Il a beaucoup de mal à les ouvrir. Eransa lui fait face.
-Qui est ce? Demande Akbara

-C'est Eransa, mon vieil ennemi. Je ne suis pas là pour vous combattre. Je suis là pour savoir ce que font les soldats des ombres dans votre repaire.

-Et bien, ce sont mes soldats, ma belle, dit Akaba, parfaitement éveillé.

-Quoi? S'exclame Eransa. Qu'est ce que cela signifie?

-Que tu vas mourir, chienne !!!!

Eransa sort son arme. Le marchand, ainsi que la jeune vampire, court vers Eransa. Shavia sort sa dague, et commence à rentrer en fureur. Sa peau, normalement blanche, commence à devenir rose, puis elle rougit et finit rouge foncée. Eransa est décontenancée. Comment une aussi jeune vampire peut maitriser une telle technique de combat, si dangereuse, si supérieure? Elle se met à sourire. Cette gamine est déjà si puissante. Les soldats des ombres commencent à venir par dizaines. Shavia commence son carnage. Sa petite dague, paraissant si peu dangereuse, devient une arme meurtrière. Eransa et le marchand ne font rien... La petite vampire les tue tous, sans exception. Akbara sourit.

-Tu m'avais caché que tu cachais un monstre avec toi, s'amuse Akbara.

-Tu vas mourir !

Eransa se jeta sur le vieux seigneur, arme à la main. Akbara dégaine sa magnifique épée. Elle est bleu ciel, transparente, froide, glaciale, magnifique. Eransa sourit.

-Tu ne l'avais pas sorti la dernière fois. Peut être me sous-estimais tu. Mais tu avais été surpris de ma puissance. Aujourd'hui, ma puissance d'autrefois n'a rien à voir avec celle ci.

-J'attends de voir ça, vampire immonde.

Eransa montre ses crocs, puis se mord le bras. Le sang commence à couler des deux trous qu'elle vient de se faire. Elle crache ce liquide rouge sur le sol. Une lance apparaît à l'endroit du crachas. Elle s'en empare. Puis
elle se jette sur sa proie en poussant un hurlement de la mort. Akbara pare le premier coup, puis le second, puis le troisième et ainsi de suite. Eransa frappe avec une violence inouïe. Elle est furieuse, elle est enragée. Akbara n'a pas l'air de souffrir des coups portés par la Vampire. Il les bloque très facilement. Eransa s'arrête. Elle sourit.

-Tu n'as pas de quoi sourire, dégénérée! Tu ne m'as pas touché.
Je croyais que tu étais devenue plus puissante, mais tes coups sont ridicules. De plus, tu...

Du sang coule de son bras, celui tenant son arme. La violence des frappes d'Eransa a réussi à le blesser.

-Vous disiez? Quand je dis quelque chose, c'est vrai. Méfiez vous, vous allez mourir.

Le visage d'Akbara a changé. Désormais, il se ferme, il se crispe. Il se met en position. Il prononce une formule magique puis des piques de glace sortent du sol et du plafond. Il a décidé d'en finir rapidement.
Eransa sourit. Puis les piques se renferment sur elle. Elle a disparu.

-Il ne faut jamais s'avancer sur un combat, Eransa. Tu es morte en me sous-estimant. Voilà où...

SKLAAAATCH !!

Une lame traverse le corps du vieillard. Eransa se tient derrière lui, avec son épée, plantée dans Akbara.

-Toujours surveiller ses arrières. Je pensais qu'avec votre expérience, vous connaissiez cette règle d'or.

Akbara, étant trop vieux pour résister, se laisse tomber sur ses genoux.

-Je vais mourir, tu avais raison, Eransa. Je n'ai pas pu tester ta nouvelle puissance. Tu m'as battu car tu a été plus intelligente. Achève moi.

Eransa n'hésite pas et lui tranche la tête. Puis elle s'empare du sabre d'Akbara, le range dans son fourreau. Elle regarde la salle, elle est remplie de corps de soldats des ombres, Shavia est debout, au milieu des corps. Elle est de nouveau toute blanche. Eransa se dépêche de venir vers elle. Mais elle arrive trop tard, Shavia chute vers l'avant.

-SHAVIAAAAAAAAA!!!! hurle Eransa.

Elle se pose à genou à coté d'elle. Eransa prend la tête de la petite. Ses yeux sont ouverts, tout blancs. Des gouttes commencent à tomber sur
le visage juvénile de Shavia. Eransa pleure. Le marchand est surpris. Comment Eransa, la Eransa qu'il connait, peut pleurer? Le corps de la petite est sans vie. Qu'est il arriver?

-Elle se battait avec une énergie formidable. Je ne pouvais l'arrêter, ou elle me tuait. Sa rage était telle, qu'intervenir était un suicide. Elle était
terrifiante. Je n'avais jamais vu ça. Surtout chez une gamine. Les soldats tombaient rapidement. Il n'en restait plus que deux. Elle en tua un en lui tranchant la gorge. Le dernier était le supérieur des soldats des ombres. Elle avait plus de mal déjà. L'adversaire était beaucoup plus puissant que les autres. La petite était plus rapide que lui, et après quelques
minutes de coups dague contre sabre, elle prit l'avantage sur lui: elle lui trancha sa jambe. Il tomba et Shavia le tua. Puis, elle est restée là, debout, sans rien dire, regardant le sol.

Shavia est toujours comme morte. Eransa commence à préparer un sort de résurrection.

-Aide moi, salaud. Tu t'y connais en sort de résurrection, magicien de pacotille!!!!
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# Posté le jeudi 19 juin 2008 06:15

Modifié le vendredi 20 juin 2008 16:44

Mélancolie d'un condamné Par Zangetsu

Mélancolie d'un condamné     Par Zangetsu
-Pourquoi a t'il fallu que ça me tombe dessus? pensa t'il au moment de mourir.

2 mois plus tôt, au centre de détention 3B53-4A.

Les gardiens sont en alerte, l'homme condamné à mort arrive aujourd'hui. Il est dit dangereux, mais il croit juste en lui et son innocence.
Pourquoi est il ici? Meurtre avec préméditation, motif officiel. Mais une sombre affaire est caché par ce mensonge. Le véritable meurtrier est en ce moment en pleine nature, buvant une bière au comptoir d'un bar.
Donc un innocent est en ce moment dans le couloir de la mort, et y resteras durant la fin de sa trop courte vie.

Âgé seulement de 22 ans, il rentre dans sa cellule, accompagné de 3 policiers et 2 gardiens. Menottés aux bras et aux pieds, il est dans sa dernière demeure, quatre petits mètres carrés, entre trois murs et une grille, tel un animal. Les gardiens passent devant lui, le regardant de haut. Eux vont vivre, lui va mourir, voilà l'unique raison de leur fierté.

Première nuit dans son hôtel miteux. Une planche en guise de matelas, un drap troué blanc avec des tâches noires sur lui, il réfléchit. Pense à ses moments vécut lors de sa vie, courte, trop courte. Ses rires de gamins lors de son anniversaire... Il avait cinq ans. Ses pleurs à l'âge de neuf ans lors de la disparition de son frère ainé... fauché par une voiture, l'homme était ivre. Enfin, ses proches, ses amis. Ses pensées se tournent vers eux. Des larmes coulent le long de ses joues.
Pourquoi a t'il fallu que ça me tombe dessus?

Deux semaines ont passés et une date d'exécution fut fixée. Dans un mois et deux semaines, il sera mort, par électrocution.
Les appels de cette décision n'ont jamais été entendu. Désormais, il doit se rendre à l'évidence que la mort viendra le prendre dans quelques semaines. Cette idée le terrifie, jamais il n'a pensé mourir si jeune. 22 ans, l'âge où l'ont commence dans la vie active, où l'on fonde une famille.
Il ne connaitra jamais ce bonheur, réservé aux personnes n'ayant pas encore la date de leur mort.
Dans un coin de sa cellule, il se gratte le dos, puis fond en larmes en relisant la lettre une énième fois. Des gouttelettes tombent sur ce bout de papier, l'encre salit la lettre. La date s'efface. Les larmes cessent. La date qui vient de s'effacer est une sorte de libération. Mais il se dit que la mort viendra quand même.

Il est donc résigné à mourir. Deux semaines avant la date fatidiques, les larmes ont cessé de couler. Même si il sait qu'il est innocent, il a décidé de regarder la Mort dans les yeux sur la chaise électrique. Son estomac se noue de nouveau. Il ferme les yeux. Que faire pour profiter de ces derniers instants?

Veille de la Mort. Il sera exécuter demain à 8h50. Il rassemble le peu d'affaire qu'il possède dans sa cellule: une Bible, car il reçut une éducation religieuse poussée, une photo de sa famille et son collier, porte bonheur ayant appartenu à son grand père, soldat lors de la seconde guerre mondiale. Il a souhaité avoir ces objets sur lui au moment de mourir.

Jour de sa Mort, 8h45. Il pleut, les gouttes tombent avec fracas sur le centre de détention. Même la Nature ne souhaite pas sa mort et se manifeste par ce temps pourri.
La grille s'ouvre, son c½ur palpite. Ça y est, il va mourir. Des larmes lui montent aux yeux, cela faisait longtemps. C'est la peur de la mort. Qu'est ce que cela fait de mourir? Une question toujours sans réponse. Il aura cette réponse lui dans quelques minutes.

8h50, sur la chaise. Les gardiens l'installent, effectuent tous les préparatifs. Puis des parles sont prononcés. Il en les entend pas. Pourtant, la personne les prononçant est à quelques centimètres de lui.
Puis cela commence.
-Pourquoi a t'il fallu que ça me tombe dessus? pensa t'il au moment de mourir.

Il ne sent rien. Il est déjà mort.
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# Posté le jeudi 19 juin 2008 09:30

Modifié le vendredi 20 juin 2008 16:48